Guïssé
A ces espaces ,
ces lieux
occupés par le
désordre,
les détritus
Tout est trace,
Passage
Rien n’est pour
autant délaissé
Tout a une prise
de vie
Du purgatoire
que donnent en image ces lieux délétères
La terre
accueille les restes de la vie.
Tout y est mis
Du plastique aux
os d’animaux
Les chèvres,
elles, viennent s’y nourrirent.
L’enfant vient
s’y amuser
Et pourquoi pas
trouver quelque chose qui pourrait lui servir comme jeu.
D’autres se
baladent entre ces circuits tracés par les déchets .
Ils regardent…
Peut être il y a
t-il quelque chose qui pourrait les intéresser ?
Il y a aussi ces
odeurs, qui viennent soient par vague à certains endroits
Soient, elles
sont imprégnées dans l’espace, présentes.
Comme le sable,
Qui occupe le
sol
Repoussé de plus
en plus par les routes
Mais il
persiste,
C’est lui qui
vient se poser même dans les coupelles des femmes qui vendent leurs arachides
Puis, c’est dans
ta bouche qu’il se retrouve
Où les yeux
lorsque le vent souffle.
Mais, tout cela
crée l’image et l’atmosphère de ces pays
Les pays du
Vivant
Où tout est
occupation
Tout est
continuellement en permutation
Les choses
grouillent devant toi
Jusqu’à ces
minuscules vies,
comme le sable dont je te parlais.
Où rien n’est
abandonné,
Même ces trois
tôles sur le bord de la route
Le jour, elle
servent de boutique pour le vendeur de charbon.
Où les cornes
d’un bœuf,
Jetées dans le
champ de sable d’en face, est trace d’une fête.
Et là,
Tu déambules
Tu t’étonnes
Tu es ballotté
entre un sentiment de calme et d’agitation
Ensuite,
Avec le temps,
Tout cela, tu ne
le vois plus comme avant.
Tu reconsidères
ce qui t’entourent
Tu regardes à
ton tour les déchets qui sont là
Dans les espaces
que tu traverses.
Matrice du
monde.
Les fabricants
de briques sont là.
Est-ce un
nouveau monde qui se construit ?
En tout cas,
c’est un autre monde
Qui m’a beaucoup
appris.
Guïssé !